Les pucerons des racines sont une menace silencieuse pour nos potagers, attaquant les collets et les racines des légumes. Contrairement à leurs cousins piqueurs suceurs, ces nuisibles vivent principalement sous la terre, contribuant à affaiblir les plantes jusqu'à les faire dépérir. Qui sont ces pucerons ? Comment les repérer et les éliminer ? Voici tout ce que vous devez savoir.
Identité et mode de vie des pucerons des racines
Généralement, ces pucerons ne commencent à coloniser nos jardins qu'à partir de l'été, ayant auparavant élu domicile sur des plantes ligneuses. Pendant les saisons fraîches, ils se réfugient dans des excroissances appelées galles, qui leur offrent une protection contre les prédateurs. En mai, la galle s'ouvre, permettant aux pucerons d'explorer de nouvelles plantes, tout en risquant d'être dévorés par leurs prédateurs naturels comme les coccinelles et les punaises.
- Puceron lanigère des racines de laitue (Pemphigus bursarius) : Hivernant sur le peuplier noir, il forme des galles au printemps et migrera vers les laitues en été.
- Puceron de l'aubépine et de la carotte (Dysaphis crataegi) : Attaquant principalement les Apiacées à partir de mai, il s'immisce dans les collets des carottes et persils.
- Puceron des racines de la carotte (Pemphigus phenax) : Se concentre sur les racines des carottes après avoir passé l'hiver sur le peuplier noir.
Dégâts causés par les pucerons des racines
Ces trois types de pucerons, généralement de couleur jaunâtre et couverts de flocons cireux, se nourrissent de la sève des plantes entre mai et septembre. Leur alimentation au niveau des racines affaiblit les légumes, entraînant une croissance réduite et un affaiblissement général des cultures. Les salades deviennent chétives, et les carottes et persils ne parviennent pas à se développer correctement.
Détection et prévention des pucerons des racines
Leur présence peut être difficile à détecter, car ils se cachent sous terre. Cependant, un mouvement inhabituel de fourmis autour du collet d’une plante peut indiquer leur présence, car les fourmis sont attirées par le miellat produit par les pucerons. Pour éviter les infestations, il est conseillé de ne pas implanter de potager trop près de peupliers, d'éviter d’associer des cultures ciblées par ces pucerons (comme les laitues et les carottes), et d'arroser régulièrement les cultures pour dissuader ces nuisibles.
Aérer le sol peut faciliter l'accès des prédateurs naturels tandis que des pulvérisations d'infusions de thym ou de marjolaine peuvent repousser les fourmis. Enfin, un filet de protection peut servir de dernier recours pour sauvegarder vos cultures sensibles.
Si malgré vos efforts des pucerons des racines persistent, des remèdes maison comme des décoctions de tanaisie ou des macérations d'ortie peuvent s’avérer efficaces, en plus d’encourager les prédateurs naturels comme les carabes et les arachnides.







