1 400 € pour les salariés retraités du régime général, 1 200 € pour les non-salariés affiliés à la sécurité sociale des indépendants : voici les chiffres qui illustrent le panorama du système de retraite aujourd'hui.
Jouer l'anticipation et investir dans un PER s'avèrent être des solutions judicieuses pour se garantir un complément de revenu ou un capital lors du passage à la retraite. Mais comment débloquer réellement son PER ? Nous vous guidons à travers ce processus.
Qu'est-ce qu'un Plan d'Épargne Retraite ?
Introduit par la loi PACTE en 2019, le PER est une forme d’épargne à long terme qui vise à constituer un complément de retraite via des placements. Ce produit remplace le PERP, le Perco et l’article 83, répondant ainsi aux besoins d'épargnants souhaitant s'orienter vers une épargne plus dynamique.
Le principe est clair : l'épargnant effectue régulièrement des versements qui sont ensuite investis. Selon qu'il choisisse un PER d'investissement ou d'assurance, il peut opter pour des placements plus ou moins sécurisés. Les fonds accumulés peuvent être débloqués à partir de l'âge légal de départ à la retraite, sans obligation de justifier leur utilisation.
Cependant, entrer dans le détail révèle une complexité, notamment en termes de fiscalité et de conditions de déblocage.
Comment débloquer son PER ?
La question du bon moment pour débloquer son PER soulève des interrogations. En effet, les sommes ne peuvent être retirées qu'à partir de l'âge légal de départ en retraite, hormis exceptions spécifiques. L'épargnant peut néanmoins choisir de maintenir son PER actif même après avoir pris sa retraite. À ce stade, il dispose de deux options : la sortie par rente ou par capital.
La sortie par rente
La rente viagère permet de recevoir une somme mensuelle visant à compenser la perte de revenu suite à la retraite. Son montant est calculé sur la base de l'épargne accumulée et des plus-values générées, en tenant compte de l'espérance de vie de l'épargnant. Bien que ce mécanisme soit attrayant car il garantit un revenu continu, il est associé à des frais mensuels et à une imposition selon le barème des rentes viagères. De plus, le montant doit être d'au moins 100 € mensuels pour éviter une sortie en capital imposable.
La sortie en capital
Le capital et les gains réalisés sont entièrement accessibles à l'âge légal de départ en retraite. Ceci étant dit, ces montants sont soumis à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. L'épargnant peut choisir de combiner les deux types de sortie.
Le choix du mode de déblocage doit être effectué en fonction des besoins à l'approche de la retraite. Un gestionnaire de patrimoine peut offrir des conseils éclairés pour maximiser ces décisions.
Conditions de déblocage anticipé du PER
Bien que le blocage des fonds jusqu'à la retraite pose souvent un frein, le PER permet des sorties anticipées sous certaines conditions, associées à des situations imprévues :
- L'invalidité de l'épargnant ou de ses proches,
- Décès du conjoint,
- Fin des droits au chômage, entraînant une baisse de revenue,
- Surendettement,
- Liquidation judiciaire en cas de cessation d'activité non salariée,
- Acquisition de la résidence principale.
En cas de décès de l'épargnant avant le déblocage, les fonds sont automatiquement transférés aux bénéficiaires, selon le type de plan choisi.
Fiscalité du Plan Épargne Retraite
Les contributions au PER sont déductibles des impôts, offrant une opportunité importante pour les épargnants. Par exemple, un versement de 10 000 € pour un contribuable à 30 % de tranche marginale peut entraîner une déduction de 3 000 € de son revenu imposable.
Les règles fiscales compliquent néanmoins la situation à la sortie de l'épargne :
- Les montants déductibles sont imposables au moment du retrait en capital, et les plus-values sont soumises à un prélèvement forfaitaire de 30 %.
- Des exonérations sont possibles en cas de sortis anticipés ou en choisissant d'opter pour une rente viagère.







