Chaque année, la déclaration de revenus est essentielle pour tous les contribuables, qu'ils soient imposables ou non. Ignorer cette obligation peut entraîner des conséquences financières même pour ceux qui ne sont pas soumis à l'impôt, comme le souligne Le Figaro.
Les sanctions pour les foyers non imposables
Il est crucial de remplir sa déclaration, même pour ceux bénéficiant d'une déclaration automatique. En effet, l'administration fiscale exige la vérification des informations préremplies.
Si la déclaration n'est pas faite dans les délais impartis, les ménages non imposables risquent de perdre des aides cruciales. Par exemple, sans déclaration, ils ne recevront pas l'Avis de situation déclarative à l'impôt sur le revenu (Asdir), document nécessaire pour demander des prestations comme le RSA ou l'APL. Ainsi, l'absence de déclaration peut priver les familles de soutien financier essentiel.
Les crédits d'impôt en danger
De plus, les contribuables non imposables peuvent bénéficier de divers crédits d'impôt. Ces crédits incluent des dépenses comme les frais de garde d'enfants ou les dons à des associations. Cependant, sans déclaration, aucun remboursement ne peut être effectué. Par exemple, le crédit d'impôt pour « Emploi à domicile » représente 50 % des dépenses, jusqu'à 12 000 euros par an.
Le Livret d’épargne populaire (LEP) menacé
Négliger la déclaration de revenus peut également entraîner la perte de l'éligibilité au Livret d'épargne populaire. Pour en bénéficier, le revenu fiscal de référence ne doit pas dépasser 22 419 euros pour une personne seule. Les banques, depuis 2020, vérifient maintenant directement cette éligibilité; un avis d’imposition est alors nécessaire. En son absence, l'accès au LEP pourrait être compromis, bien qu'une période de grâce d'un an soit accordée avant toute fermeture.
Des pénalités pour les foyers imposables
Pour ceux qui sont imposables, les conséquences d'une déclaration tardive peuvent également être sérieuses. Après une mise en demeure, la majoration de l'impôt peut atteindre 10 % si la déclaration est faite à temps, 20 % si elle est effectuée dans les 30 jours et même 40 % au-delà. En plus, des intérêts de retard de 0,20 % par mois s'appliquent. Il est donc judicieux de vérifier les dates limites pour éviter des désagréments financiers.







