Le travail à temps partiel peut influencer significativement le montant de votre retraite. Voici comment vous prémunir contre d'éventuels désagréments.
En valider suffisamment pour votre retraite
La validation de trimestres dépend principalement de votre rémunération et non du nombre d’heures travaillées. Depuis 2014, pour valider un trimestre, le revenu brut doit représenter 150 heures de Smic, soit 1504,50 € en 2019. Pour obtenir les quatre trimestres requis sur une année, il vous faut un revenu annuel d'environ 6018 €.
Impact du temps partiel sur votre pension
Un emploi à temps partiel réduit souvent le salaire annuel moyen qui sert à calculer la retraite. Cette moyenne est déterminée par les 25 meilleures années de vos revenus. Les implications d'un temps partiel peuvent être néfastes si :
- Vous avez des salaires inférieurs;
- Vous travaillez à temps partiel sur une longue période;
- Vous ne compensez pas avec des périodes de travail à temps plein mieux rémunérées.
Surcotisation : un choix à envisager
Il est parfois possible de cotiser sur la base d'un temps plein, avec l'accord de votre employeur. Cela peut être bénéfique pour deux raisons :
- Le calcul de votre retraite de base s'opère sur un salaire équivalent à plein temps;
- Votre retraite complémentaire peut également en profiter, vous permettant d'accumuler le même nombre de points que si vous étiez à temps plein.
Attention toutefois ! Cette démarche pourrait entraîne une diminution de votre salaire net, sauf si votre employeur accepte de couvrir cette différence. Optez pour cela uniquement si ce montant s'inscrit dans vos 25 meilleures années de revenus.
Enfin, renseignez-vous sur les possibles accords collectifs en vigueur dans votre entreprise, qui pourraient offrir des aménagements avantageux pour les salariés de plus de 55 ans, incluant des options de passage à temps partiel avec surcotisation à taux plein à la charge de l'employeur.







