Le jeudi 31 janvier, des retraités de toute la France sortiront dans la rue, soutenus par neuf syndicats, pour protester contre les mesures gouvernementales qui compromettent leur pouvoir d'achat. Leur revendication principale : la revalorisation de leurs pensions, mise à mal par une hausse de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) et des restrictions sur les augmentations de leurs retraites.
• La revalorisation des pensions, un droit fondamental
Didier Hotte, représentant de l'Union confédérale des retraités FO, souligne que "les pensions devraient être ajustées en fonction de l'inflation, conformément à la loi". Après une période de trois ans de gel de leurs revenus, les retraites ont connu une augmentation symbolique de 0,3 % par an, un coup dur pour de nombreux retraités alors que le taux d'inflation a atteint 1,7 % en 2018. Les syndicats réclament également le retour à une indexation des retraites sur les salaires, comme l'indiquent plusieurs acteurs de la mobilisation, dont Jacqueline Valli de l’Unar-CFTC : "Il est essentiel que les retraites suivent l'évolution des prix."
• L'annulation de la hausse de la CSG, une nécessité
Les retraités demandent également l'abrogation totale de la récente hausse de la CSG. Jacqueline Valli affirme que "le président de la République a promis une annulation mais a précisé que cela dépendait des montants de pension, alors que c'est le revenu fiscal qui est utilisé pour évaluer cette hausse, laissant de nombreux retraités dans l'oubli, surtout les personnes isolées". Des manifestations sont prévues dans plusieurs villes françaises, avec un point de rassemblement à Paris à 14 heures, Place d'Italie, en direction du ministère des Finances à Bercy.
Ce mouvement s'inscrit dans un contexte plus large de mécontentement lié au pouvoir d'achat, qui occupe une place prépondérante dans les préoccupations des Français, comme le révèle le Grand Débat National. Les retraités sont déterminés à faire entendre leur voix.







