La loi Climat, adoptée le 4 mai, impose dès 2023 aux cantines d'écoles et d'universités de proposer quotidiennement une option végétarienne. Bien que cela ne soit pas une obligation stricte, l'action s'inscrit dans une démarche volontaire visant à améliorer l'alimentation collective.
Un menu végétarien pour tous
Actuellement, les cantines scolaires offrent un menu végétarien chaque semaine depuis une expérimentation lancée en novembre 2019. L'objectif est de diversifier les sources de protéines pour les enfants qui ne consomment pas de viande ou de poisson.
Avec cette nouvelle législation, les cantines qui proposent déjà plusieurs choix doivent obligatoirement inclure un menu végétarien au moins une fois par semaine. De plus, les collectivités volontaires peuvent tester un menu végétarien quotidien, renforçant ainsi la diversité alimentaire.
Les enjeux des menus végétariens
Selon une enquête menée par Greenpeace et l'Association végétarienne de France, les repas végétariens sont souvent moins coûteux, permettant l'utilisation de matières premières de meilleure qualité, comme des ingrédients bio. De plus, ces menus contribuent à lutter contre le gaspillage alimentaire, une problématique majeure dans les cantines. En effet, la viande représente près de 50 % des pertes alimentaires dans ce secteur.
L'étude indique que 20 % des consommateurs de restauration collective préfèrent opter pour un repas sans viande ou poisson lorsqu'ils en ont la possibilité. D'un point de vue environnemental, l'adoption systématique de repas végétariens pourrait réduire les émissions de CO2 de 1,35 million de tonnes.
Ces initiatives visent à répondre à des préoccupations écologiques tout en améliorant la qualité des repas offerts aux jeunes.
Sources : Greenpeace, Ministère de la Transition écologique.







