Dès l’arrivée de l’automne, les passionnés de champignons se dirigent vers les bois et les prairies, espérant revenir avec une belle récolte. Pour autant, la question de la légalité de cette cueillette est cruciale.
Panneau signalant l'interdiction de cueillette
Lorsque vous entrez dans une zone forestière signalée par un panneau interdisant la cueillette des champignons, il est primordial de respecter ces indications. Conformément à l’article 547 du Code Civil, les champignons, tout comme les autres fruits de la terre, appartiennent au propriétaire du terrain. Cueillir des champignons sans permission pourrait être considéré comme du vol, avec une amende qui peut s'élever à 150 €.
Il est important de noter que l’absence de panneau n’exempte pas les contrevenants des sanctions. En effet, chaque propriétaire, qu’il soit une collectivité ou un particulier, a le droit de protéger ses biens.
Avant de vous lancer dans la cueillette, pensez à demander l’autorisation au propriétaire. En cas de contrôle, cela peut servir de justificatif. Généralement, la cueillette à des fins personnelles est tolérée, tant qu'elle est effectuée correctement, c’est-à-dire en coupant les champignons à la base sans les déraciner pour éviter de salir le reste de la cueillette.
Arrêtés et protections spécifiques
Outre la réglementation liée à la propriété privée, des arrêtés préfectoraux ou municipaux peuvent également interdire la cueillette de certaines espèces, comme les truffes, afin de préserver la biodiversité et d’éviter le pillage des ressources naturelles. Ces arrêtés précisent souvent les périodes et les zones concernées.
Les articles L. 411-1 et suivants du Code de l’environnement établissent le cadre juridique de ces interdictions, soulignant l’importance de protéger certaines espèces pour préserver le patrimoine biologique. Des listes détaillées des champignons concernés sont disponibles auprès des autorités locales.
Quantité autorisée à la cueillette
Concernant la quantité de champignons, les habitants d’une commune ont le droit de récolter sur les terrains communaux. Selon l’article R163-5 du Code forestier, dans les forêts publiques, la cueillette est limitée à 5 litres par famille et par jour. Au-delà, des amendes peuvent être appliquées : jusqu’à 750 € pour une récolte de 5 à 10 litres, et de 45 000 € avec 3 ans d’emprisonnement pour des quantités supérieures à 10 litres.
Avant de partir pour votre cueillette, il est sage de se renseigner sur les réglementations locales et, si nécessaire, de demander une autorisation. Cela vous permettra de profiter sereinement des richesses forestières tout en respectant la loi.







