Un produit d’épargne long terme, responsable et réservé à la jeunesse
Le Plan d’Épargne pour l’Avenir Climatique (PEAC) est destiné aux jeunes de moins de 21 ans vivant en France. Ce dispositif peut être ouvert par les parents ou tuteurs dès la naissance. Son objectif est clair : encourager l’épargne précoce chez les jeunes tout en les sensibilisant à la transition écologique.
À la différence d’un Livret A, dont les fonds peuvent être retirés à tout moment, le PEAC fait l’objet d’un verrouillage jusqu’à 18 ans, sauf situations exceptionnelles. À partir de cette majorité, le titulaire aura la possibilité de retirer ses fonds ou de laisser le plan actif jusqu’à 30 ans.
- Versments libres : les contributions sont flexibles avec un plafond fixé à 22 950 €, identique à celui du Livret A.
- Blocage des fonds : aucun retrait autorisé avant la majorité, ce qui en fait un produit d’épargne à long terme plutôt qu’un simple outil de trésorerie.
Une gestion exclusivement verte et pilotée
Le PEAC se distingue par sa gestion écoresponsable. Contrairement à un livret traditionnel, cette formule permet d’investir dans des projets labellisés comme "verts" ou "durables", tels que les investissements socialement responsables (ISR) ou Greenfin.
Ce système de gestion est dit "piloté", s’ajustant automatiquement à l’âge de l’épargnant :
- Avant 15 ans : les fonds sont principalement investis dans des produits sécurisés.
- À partir de 16 ans : l’allocation des actifs devient plus dynamique.
- À 18 ans : l’épargnant a la possibilité de gérer ses investissements ou de continuer avec la gestion pilotée.
Quelle rentabilité peut-on attendre ?
Contrairement aux livrets réglementés, le PEAC ne garantit pas un taux d’intérêt fixe. Les performances dépendent des marchés et de la qualité des fonds choisis. Les premiers contrats en 2024 ont affiché des projections de rendements variant entre 3 % et 5 %, selon le profil de gestion. Toutefois, il est encore trop tôt pour évaluer la rentabilité sur le long terme, tous les investissements comportant un risque inhérent.
Une fiscalité allégée à la sortie
La fiscalité du PEAC est également un avantage notable. Les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu après cinq ans, à condition que le contrat soit maintenu jusqu’à la majorité de l’épargnant. En revanche, les valeurs mobilisées avant ce délai sont soumises à une flat tax de 30 %, à l’exception des retraits pour motifs exceptionnels.
En résumé, voici les principales caractéristiques du PEAC :
| Critère | Détail |
|---|---|
| Public concerné | Moins de 21 ans résidant en France |
| Montant maximal | 22 950 € |
| Retraits | Bloqués jusqu'à 18 ans (sauf exception) |
| Gestion | Pilotée, profil évolutif selon l’âge |
| Type de supports | Fonds verts et durables labellisés ISR ou Greenfin |
| Fiscalité à la sortie | Exonération au bout de 5 ans et après majorité |
| Objectif principal | Financer l’avenir climatique tout en constituant un capital |
Pour qui est-il vraiment intéressant ?
Le PEAC est principalement destiné aux familles désirant transmettre un capital à leurs enfants tout en soutenant l’économie verte. Ce plan constitue un complément idéal à une assurance-vie ou un Livret A pour ceux qui souhaitent faire fructifier une épargne à long terme.
Cependant, il n'est pas la solution pour ceux cherchant une épargne entièrement sécurisée ou rapidement accessible. Les limitations de retrait et la variation des rendements peuvent être des inconvénients pour certains parents.
Ce qu’en disent les experts
La Fédération des assureurs (France Assureurs) considère le PEAC comme une "opportunité structurante pour l’épargne verte et générationnelle", bien que peu de plans aient été ouverts depuis son lancement. Émilie Delétraz, économiste spécialisée, estime que le PEAC pourrait devenir un outil clé pour l’épargne jeunesse, à condition que les supports d’investissement soient réellement performants et durables.
En somme, le PEAC est plus qu’un simple produit, c’est un tremplin vers une éducation financière responsable et un avenir plus vert pour les générations futures.







