Utiliser des espèces pour régler des achats est une pratique courante, bien que de nombreux Français optent de plus en plus pour des méthodes électroniques. Les paiements en espèces présentent des avantages, comme une gestion plus simple du budget et une protection de la vie privée. Toutefois, il existe des règles précises à respecter, notamment en matière de lutte contre le blanchiment d'argent.
Montants autorisés pour les paiements en espèces
En France, les transactions en espèces entre particuliers ne sont pas soumises à un plafond. Cependant, pour les paiements allant au-delà de 1 500 €, il est crucial de garder une trace écrite pour justifier la transaction. En revanche, lors d'un transfert d'argent d'un particulier vers un professionnel (ou entre professionnels), un plafond de 1 000 € est en vigueur. En cas de dépassement de ces montants, une amende de 5 % de la somme payée illégalement peut être infligée, dont la moitié sera à la charge de l'acheteur et l'autre moitié du professionnel qui a accepté le paiement en espèces.
Les évolutions au sein de l'Union Européenne
Récemment, les membres de l'Union européenne se sont accordés pour envisager une limite de 10 000 € pour les paiements en espèces au sein des 27 États membres. Cette mesure, discutée le 18 janvier 2024, vise à harmoniser les réglementations et renforcer la lutte contre le financement du terrorisme. Une fois adoptée, cette règle pourrait transformer les pratiques de paiement à l'échelle européenne.
Refus de paiement en espèces : quand est-ce possible ?
En principe, les billets et pièces en euros ne peuvent être refusés, et un commerçant qui refuse un paiement en espèces risque une amende de 150 €. Cependant, plusieurs exceptions s'appliquent : un paiement peut être refusé si les billets ou pièces sont en mauvais état, ou si le montant en pièces excède 50 pièces. De plus, les commerçants peuvent refuser les paiements en espèces pour des raisons de sécurité, notamment durant les heures tardives.


