Vous avez avancé de l’argent à quelqu’un mais le remboursement tarde ? Plusieurs options s’offrent à vous pour récupérer votre dû tout en maintenant une bonne relation avec l’emprunteur.
Prêter de l’argent, c'est souvent un acte de bienveillance, mais cela peut engendrer des complications lorsque le remboursement s'éternise. De la discussion amicale aux recours judiciaires, il est crucial de connaître vos droits.
Quand envisager de prêter de l’argent ?
Le prêt d'argent est un acte d’entraide qui peut être envisagé dans plusieurs situations :
- Aider un proche en difficulté financière (perte d’emploi, accident de la vie...) ;
- Financer un projet personnel important (études, création d'entreprise...) ;
- Offrir un dépannage temporaire en cas de besoin ponctuel ;
- Investir dans un projet avec des contreparties financières ;
- Bénéficier d’un avantage fiscal sur certains prêts familiaux.
Il est toujours conseillé de formaliser l'accord par écrit pour éviter des malentendus ultérieurs.
Comment récupérer l'argent prêté ?
Récupérer une somme empruntée peut s'avérer délicat. Voici les principales étapes :
1 - Les démarches amiables
Avant de passer à des mesures plus formelles, privilégiez le dialogue. Contacter l'emprunteur par téléphone ou en face-à-face est souvent la première étape. Si cela ne donne rien, rédigez un email ou un SMS pour garder une trace.
Proposez un étalement des paiements si l'emprunteur traverse des difficultés temporaires. Si aucune réponse n’est donnée, une lettre de relance s'impose, mentionnant le montant dû et un délai raisonnable pour le remboursement.
2 - La mise en demeure
Si les relances amiables échouent, une mise en demeure peut être effectuée. Ce courrier, envoyé en recommandé avec accusé de réception, formalise votre demande et démontre votre intention d'aller jusqu'à la fin. Cette lettre doit inclure :
- Vos coordonnées et celles de l’emprunteur ;
- Le rappel des faits (montant, date, discussions antérieures) ;
- Une demande de remboursement précise ;
- Un délai d'exécution ;
- Les conséquences en cas de non-respect.
À la suite de cette démarche, deux résultats sont possibles : l'emprunteur rembourse, ou vous devez envisager d'autres actions.
3 - Le recours judiciaire
Si l'emprunteur demeure injoignable après la mise en demeure, des recours judiciaires peuvent être envisagés. Voici vos options :
L’injonction de payer
Si vous avez des preuves formelles (reconnaissance de dette, échanges écrits), vous pouvez demander un injonction de payer au tribunal. Il vous suffit de remplir une requête, et une fois obtenue, l’huissier pourra la notifier à l’emprunteur. Sans contestation, vous pourrez faire exécuter la décision.
Procédure classique devant le tribunal
Si l’injonction échoue, il est possible d'engager une action judiciaire classique, bien que cela prenne du temps et puisse coûter cher. Avoir des preuves tangibles est essentiel avant d'opter pour cette voie.
Conseils pour éviter les litiges liés aux prêts d'argent
Pour minimiser les risques de conflit lors du remboursement, voici quelques précautions :
1 - Établir un contrat écrit
Formalisez le prêt par écrit, soit à travers une reconnaissance de dette signée par l’emprunteur, soit un contrat de prêt détaillant toutes les modalités. Incluez des informations pertinentes telles que le montant, la date de prêt et les conditions de remboursement.
2 - Opter pour des paiements traçables
Privilégiez des moyens de paiement traçables, comme les virements bancaires, qui fournissent une preuve incontestable du prêt. Évitez les espèces, mais si c’est inévitable, exigez un reçu.
3 - Évaluer la solvabilité de l'emprunteur
Avant de prêter, passez en revue la situation financière de l’emprunteur pour évaluer ses capacités de remboursement. Renseignez-vous sur ses antécédents financiers.
4 - Maintenir une communication ouverte
Gardez des lignes de communication fluides avec l’emprunteur. Clarifiez les termes du prêt pour éviter toute confusion concernant le remboursement.







