Blanc-manger. Temps de lecture : 3 min 55
Il est indéniable que Vonnas, avec son charme pittoresque, offre une expérience unique. C'est ici qu'est né l'empire de Georges Blanc, incluant son restaurant étoilé, un hôtel, un bistrot, une auberge, un spa et une boutique. Le ciel bleu, parsemé de nuages légers, ajoute une touche de magie. Le déjeuner à l'auberge est un festival de saveurs et de convivialité, où l'on peut savourer un menu à 22 euros, enveloppé dans une ambiance rustique soigneusement orchestrée.
Un service dévoué, une cuisine authentique
Le service est impeccable, presque flamboyant, évoquant l'équipe réserve d'un grand club. Bien que le menu soit une belle affaire, certaines incohérences se distinguent. On peut y déguster une soupe accompagnée d'un cromesqui de volaille, ou bien un parmentier de volaille bon, mais simplement acceptable. Le clou du spectacle survient souvent avec l'apparition de Georges Blanc en personne, apportant une dimension inédite à l'expérience. Cette rencontre impromptue fait chavirer le cœur des convives : "Comme il est simple !"
Le repas étoilé, une aventure gastronomique
Le soir venu, le grand restaurant, auréolé de trois étoiles au guide Michelin, s’illumine. Georges Blanc circule entre les tables, échappant aux standards habituels en dédicaçant des cartes, malgré leur coût affiché. Le premier menu, à partir de 120 euros, propose une expérience sensorielle inoubliable. L'ambiance joue un rôle tout aussi essentiel, avec ses pots de confiture ornés, ses bouteilles de vin précieuses et ses anciennes photos. La légende se déguste autant que le plat. Les mets évoquent une douceur exquise : crème, beignets, et un vocabulaire culinaire enchanteur - "chartreuse", "suprêmes", "cardamome"…
Quand la gastronomie se conjugue à l'histoire
Toutefois, la performance culinaire ne manque pas de critiques. Les sot-l'y-laisse, mal cuits en association avec des huîtres, manquent d'unité. L'embrouillade de cuisses de grenouilles s'avère excessivement salée, tout comme le duo de ris de veau. Le poulet de Bresse, servi dans une sauce enrichie de foie gras, reste un moment fort, tandis que les desserts affichent une valeur sûre. Malgré quelques points à peaufiner, l'expérience culinaire dans cette table légendaire transcende la simple assiette. On n'y vient pas uniquement pour savourer les plats, mais pour embrasser une trame historique, résonnant avec joie à chaque bouchée, telle une mélodie de cymbales. Une telle expérience mérite d'être vécue, et, si elle s'avère exceptionnelle en goût, c'est tant mieux !







