La préretraite est un système permettant aux salariés d'interrompre leur activité tout en touchant un revenu régulier jusqu'à l'âge de la retraite à taux plein. Cet article vous présente les principales caractéristiques de ce dispositif et les démarches à entreprendre.
Qu'est-ce que la préretraite ?
La préretraite diffère de la retraite progressive et de la retraite anticipée. Elle offre à un salarié la possibilité de cesser son activité professionnelle avant l'âge légal de départ. Ainsi, le préretraité continue de recevoir un salaire sans travailler, en attendant d'officialiser sa retraite. Également désignée comme cessation anticipée d’activité, la préretraite est soumise à des exigences spécifiques.
Les types de préretraite
Il existe principalement deux formes de préretraite, chacune avec ses propres conditions :
- Préretraite amiante : Destinée aux salariés exposés à l’amiante, ce dispositif permet de percevoir une allocation de cessation anticipée d'activité (Acaata) dès la cessation d’activité jusqu'à la retraite officielle. Elle s'adresse aux personnes de plus de 50 ans, soumises à des conditions spécifiques établies par la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM).
- Préretraite d’entreprise : Mise en place lors d’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) en cas de licenciement économique, ce dispositif est entièrement financé par l'employeur. Les conditions d’accès, telle que l'ancienneté ou le montant des allocations, sont définies par une convention collective.
Démarches et indemnités
Pour demander une préretraite amiante, il est nécessaire de soumettre un dossier auprès de la CPAM, qui dispose de deux mois pour répondre. En cas de réponse positive, le salarié bénéficie d'un préavis et d'une indemnité de cessation d'activité, exonérée de cotisations et d'impôt sur le revenu. Concernant la préretraite d’entreprise, les modalités dépendent strictement des accords mis en place entre l’employeur et les employés.







