À partir du 1er septembre 2023, les régimes spéciaux prévus par la réforme des retraites ne seront plus en vigueur. Bien que les agents recrutés avant cette date puissent bénéficier de ces régimes, ils seront également soumis à un report de l'âge de départ à la retraite.
Les modalités d'application se précisent avec la publication des décrets en date du 30 juillet au Journal officiel. Ce changement impacte principalement les régimes de la RATP, des industries électriques et gazières (EDF, Engie), des clercs de notaires et de la Banque de France.
Principales modifications à retenir
Selon la clause du grand-père, les agents précédemment recrutés conserveront certains avantages de leurs régimes, mais leur âge légal de départ à la retraite sera progressivement revu à la hausse. À compter du 1er janvier 2025, l'âge légal augmentera de deux ans et la durée d'assurance requise pour une pension à taux plein s'allongera également. Les nouveaux embauchés, en revanche, intégreront directement le régime général dès le 1er septembre.
Pour certains, comme les salariés de la RATP et des IEG, les âges de départ anticipés pour cause de pénibilité seront également alourdis de deux ans. Cependant, l'âge pour annuler la décote restera identique, fixé à 67 ans dans le régime général.
Évolutions des carrières longues
La réforme apporte aussi des changements concernant les départs anticipés alignés sur les règles du régime général. Un dispositif "carrières longues" est désormais mis en place, avec quatre âges d'accès au départ anticipé : 58, 60, 62 et 63 ans, selon les trimestres cotisés.
De plus, les aidants recevront une reconnaissance : 4 trimestres leur seront accordés pour le bénéfice de ce même dispositif. Les régimes autonomes, tels que ceux des professions libérales ou des marins, resteront cependant intacts.
Pour en savoir plus sur votre âge légal de départ et le nombre de trimestres supplémentaires requis, consultez notre tableau récapitulatif.







