Dans un monde où la gestion de l'épargne est essentielle, il est fréquent d'alimenter plusieurs produits d’épargne simultanément. Toutefois, pour simplifier cette gestion ou optimiser sa fiscalité, le transfert d’épargne s’avère parfois nécessaire. Quelles sont les possibilités autour du transfert vers un Plan Épargne Retraite (PER) ? Quelles sont les étapes à suivre et les conséquences fiscales ?
Types de PER et compréhension des compartiments
Il existe trois catégories principales de Plan Épargne Retraite :
- PER individuel (PERIN) : Accessible à tous, il peut être souscrit indépendamment de l’employeur. Il remplace le PERP et le contrat Madelin pour les indépendants.
- PER d'entreprise collectif (PEREC ou PERCOL) : Destiné aux salariés ayant au moins trois mois d'ancienneté, ce plan est proposé de manière facultative et succède au Perco.
- PER d'entreprise obligatoire (PERO ou PERCAT) : Ce plan est imposé par l'employeur, remplaçant l’article 83, et réservé aux employés de l’entreprise.
Chaque PER peut être alimenté par plusieurs types de versements organisés en compartiments :
- Compartiment individuel : Versements volontaires (VV).
- Compartiment collectif : Épargne salariale (ES).
- Compartiment obligatoire : Versements obligatoires (VO).
Les produits d’épargne salariale incluent des éléments tels que la participation, l'intéressement, et des abondements de l'employeur. Tous les PER permettent le versement volontaire, mais seuls les PER d'entreprise disposent de l'épargne salariale et des versements obligatoires.
Conditions de transfert d’épargne vers un PER
Le transfert d’une épargne existante vers un PER est envisageable dans divers cas :
- Réforme de l'employeur : Lorsqu’une entreprise remplace un PEE par un PER collectif.
- Changement d’employeur : Transfert possible vers un PER collectif de la nouvelle entreprise ou vers un PER individuel.
- Basculement d’un ancien produit : Des contrats comme le Perco ou le Madelin peuvent être transférés vers un PER.
- PER collectif peu avantageux : Possibilité de transférer vers un PER individuel si les rendements ne sont pas satisfaisants.
- Assurance-vie et livrets : Les fonds provenant de livrets A, D ou d’assurances-vie peuvent également alimenter un PER, offrant des avantages fiscaux.
Avantages du transfert : Faire fructifier votre capital, bénéficier de meilleures conditions fiscales, et profiter de divers placements diversifiés adaptés à votre profil.
Procédure de transfert d’épargne vers un PER
Le transfert s’effectue entre gestionnaires. Pour un PER individuel, l’épargnant initie le processus, alors que dans le cadre d’un PER d’entreprise, c’est l’employeur qui prend en charge cette démarche. Le gestionnaire du PER qui reçoit les fonds est tenu d'informer le titulaire des conditions et des implications fiscales. La période de blocage antérieure est également conservée, ce qui peut influencer les primes d’assurance associées.
Conséquences fiscales: Les montants transférés restent affectés à des compartiments spécifiques et subiront différents traitements fiscaux selon leur nature lors du déblocage. Des frais de transfert peuvent être appliqués, ne dépassant pas 1% des droits acquis, tandis qu’aucun frais ne sera exigé après cinq ans d’épargne.







