Une récente étude menée auprès de plus de 500 000 Britanniques révèle que l’ajout de sel à votre alimentation peut diminuer l’espérance de vie, réduisant celle-ci de plus de deux ans chez les hommes et d’un an et demi chez les femmes.
Votre consommation de sel pourrait bien avoir des répercussions inquiétantes sur votre santé, notamment en ce qui concerne le risque de décès prématuré. Actuellement, environ 3% des personnes âgées de 40 à 69 ans décèdent avant l’âge de 75 ans, et selon les auteurs de cette étude publiée dans l'European Heart Journal, une consommation régulière de sel, en dehors de la cuisine, pourrait jouer un rôle crucial dans cette statistique.
Le professeur Qi de l’École de santé publique et de médecine tropicale de l’Université de Tulane a dirigé cette recherche, décrivant l’étude comme étant la première à examiner le lien entre l’ajout de sel aux repas et la mortalité prématurée. Il souligne qu’une simple réduction de l’ajout de sodium lors des repas pourrait offrir d’importants bénéfices pour la santé au sein de la population générale.
28% de risque en plus de mourir prématurément
En comparant différents groupes, l’étude a révélé que les personnes qui ajoutaient régulièrement du sel à leurs plats avaient un risque accru de 28% de mourir prématurément. Ce comportement alimentaire courant est associé à un risque supérieur de maladies telles que l’hypertension, certains cancers et les AVC.
Par ailleurs, les résultats montrent qu’à 50 ans, ceux qui ajoutaient fréquemment du sel à leurs plats avaient une espérance de vie réduite : -2,28 ans pour les hommes et -1,5 an pour les femmes. Les chercheurs ont ajusté les résultats selon divers facteurs, tels que l’âge, le sexe, le poids et l’activité physique. Étonnamment, ceux qui consommaient davantage de fruits et légumes semblaient moins affectés par les risques liés au sel, en raison des effets protecteurs du potassium que contiennent ces aliments.
Les résultats de cette étude soulignent l’importance de prendre conscience de notre consommation de sel au quotidien et de réévaluer nos habitudes alimentaires.
Sources :
Adding salt to foods and hazard of premature mortality, European Heart Journal, 10 juillet 2022







