Depuis quelques années, la question de la consommation de beurre et de graisses saturées fait débat. Une étude de l'université de Tufts, menée en 2016, a révélé que même une cuillère à soupe de beurre par jour pourrait réduire le risque de développer un diabète. Toutefois, cette avancée scientifique a été rapidement contrée par des chercheurs de l'université de Harvard, qui affirmaient que les graisses saturées augmentent le risque de maladies cardiaques.
Des études controversées mais prometteuses
Les recherches sur les effets des graisses saturées se succèdent et évoluent. En novembre de la même année, les résultats d'une étude menée à l'université de Bergen, en Norvège, ont révélé que ces graisses peuvent, au contraire, stimuler les niveaux de bon cholestérol. Ce travail a impliqué des hommes souffrant d'obésité abdominale, dont les résultats ont montré que ceux ayant suivi un régime riche en graisses ont vu une augmentation significative de leur bon cholestérol.
Une approche centrée sur la qualité alimentaire
Les participants ont été scindés en deux groupes : l'un a consommé un régime riche en glucides, l'autre en graisses. Dans les deux cas, la qualité des aliments était un critère primordial. Ainsi, des aliments frais et peu transformés, tels que des légumes et du riz, ont été privilégiés, avec une attention particulière portée à la gestion des graisses. Ce type de consommation, principalement basé sur le beurre et la crème, a mené à des améliorations de divers facteurs cardiométaboliques, incluant des abaisses notables de la graisse abdominale, de la pression artérielle et des niveaux de triglycérides.
Repenser notre rapport aux graisses saturées
Les résultats de ces études amènent une réflexion sur la perception que nous avons des graisses saturées. Bien qu’elles aient été longtemps considérées comme néfastes, il semble que leur impact sur le cholestérol LDL soit beaucoup moins significatif que prévu. Il apparaît même que, dans le cadre d'une alimentation équilibrée, une consommation élevée de ces graisses pourrait ne pas poser de risques pour la santé. Les experts insistent sur l'importance de la qualité des aliments plutôt que de se focaliser uniquement sur les proportions de graisses et de glucides dans notre alimentation.







