Une étude menée par des chercheurs français met en avant des bienfaits majeurs de l'alimentation biologique. En effet, il appert que la consommation régulière d'aliments bio pourrait diminuer le risque de cancer d'environ 25 %.
Selon les résultats publiés dans JAMA Internal Medicine, la prévalence de 81 substances chimiques nocives, souvent retrouvées dans l'alimentation des enfants, souligne l'intérêt d'une approche plus saine. La recherche met en avant le rôle significatif d'une agriculture moins exposée aux pesticides, caractéristique d'une agriculture biologique.
Une étude approfondie sur le lien entre bio et cancer
Réalisée par un consortium regroupant l'Inra, l'Inserm et d'autres institutions de renommée, l'enquête a analysé les données de 68 946 participants sur une période de sept ans. Les chercheurs ont interrogé ces participants sur leur consommation d'aliments bio ou conventionnels, en les classant en trois catégories : jamais, occasionnellement ou fréquemment.
Durant cette période, 1 340 nouveaux cas de cancer ont été enregistrés. Les résultats démontrent une réduction du risque parmi les consommateurs réguliers d'aliments bio, atteignant jusqu'à 34 % pour les cancers du sein chez les femmes ménopausées et 76 % pour les lymphomes. Les scientifiques soulignent que ces chiffres peuvent être expliqués non seulement par un moindre taux de résidus de pesticides, mais aussi par une concentration plus élevée en nutriments bénéfiques tels que les antioxydants.
L'importance de choisir des aliments moins exposés aux pesticides
Au-delà des résultats, les données antérieures indiquent que les consommateurs d'aliments bio adoptent souvent un mode de vie plus sain, avec moins de tabagisme et une activité physique accrue. Pour garantir l'intégrité des résultats, diverses variables, notamment socio-démographiques et historiques, ont été prises en compte, mais elles n'ont pas altéré les conclusions de cette analyse.
Ces résultats, bien que prometteurs, nécessitent des études complémentaires pour être confirmés. Ils viennent soutenir les recommandations du Haut Conseil de Santé Publique qui encourage à privilégier les aliments cultivés de manière à réduire l'exposition aux pesticides, notamment pour les fruits, les légumes et certaines céréales.







