La junk food devient une véritable obsession pour de nombreux consommateurs. Dans son livre Sucre, sel et matières grasses, le journaliste Michael Moss révèle comment les géants de l'agroalimentaire exploitent le sel, le sucre et les matières grasses pour créer des produits addictifs.
Une tendance alarmante
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : en France, le taux d'obésité a grimpé de 8,5 à 14,5 % en moins de vingt ans. Selon Moss, cette hausse est attribuable aux pratiques des multinationales qui, avec des bénéfices dépassant les 1000 milliards d'euros par an, commercialisent des produits transformés saturés en sel, sucre et gras. Plutôt que de privilégier le goût, ces ingrédients ont un impact fort sur la chimie du cerveau, déclenchant des mécanismes d'addiction.
Une addiction avertie
Les recherches indiquent que le sucre, tout comme certaines drogues, peut générer des effets similaires à ceux de la cocaïne. Bien que l'industrie argumente le manque de preuves solides sur les humains, des études neurobiologiques suggèrent que la consommation excessive de ces substances peut entraîner des comportements d'addiction. Moss souligne que ces vérités sont partagées par des experts, comme Nora Volkow, directrice de l'Institut national des drogues.
Démarches et implications
La publication des résultats de Moss a suscité un vif intérêt et a même incité des acteurs politiques à envisager des mesures régulatrices. Des discussions à la Maison-Blanche évoquent des subventions pour les produits sains et des taxes sur la junk food. Malgré le potentiel lucratif de ce secteur, de nombreux scandales alimentaires, notamment ceux récents, appellent à une vigilance accrue. Les consommateurs sont donc invités à ne pas négliger les étiquettes des produits qu'ils consomment.







