Les cueillettes de plantes sauvages connaissent un regain d'intérêt. Parmi elles, l'halimione faux-pourpier (Halimione portulacoides), également appelée obione, se révèle être une espèce remarquablement savoureuse, souvent négligée. Contrairement à la cueillette habituelle en forêt, le long des côtes se cachent des trésors comestibles. Explorons cette plante côtière.
Présentation de l'halimione faux-pourpier
L'halimione faux-pourpier est un buisson rampant de la famille des Amaranthacées. Il présente une croissance variée, avec des tiges érigées ou couchées, formant ainsi des colonies étendues. Mesurant jusqu'à 50 cm de hauteur, ses feuilles opposées, épaisses et coriaces, affichent une teinte argentée et peuvent atteindre 6 cm de long.
De juin à octobre, cette plante produit de petites fleurs jaunâtres qui, en vieillissant, prennent une teinte brune. Ces fleurs mènent à des akènes, contenant chacune une graine. À noter qu'il peut être confondu avec l'Atriplex halimus, qui possède des feuilles alternes, tandis que l'obione a des feuilles opposées.
Où dénicher l'halimione faux-pourpier ?
Son nom dérive du grec halos, signifiant sel. Cette plante prospère dans des milieux salins comme les marais, les zones sablonneuses des estuaires et le littoral, de la Manche à la Méditerranée. En France, en Europe, ainsi qu’en Afrique du Nord et jusqu’à la Mer Noire, l’halimione faux-pourpier se trouve facilement.
En ajoutant une touche ornementale à votre jardin, cette plante, adaptée aux embruns et au soleil, résiste à des températures allant jusqu'à -10°C et apporte un goût unique au pâturage des moutons en Bretagne.
Cuisiner l'halimione faux-pourpier : un concentré de bienfaits
Valeurs nutritionnelles
Reconnu pour sa richesse en chlorure de sodium, l'halimione faux-pourpier se distingue par sa teneur élevée en iode, potassium, vitamines C et PP, ainsi que du fer. Elle représente donc un ajout nutritif à votre alimentation.
Utilisations culinaires
Les feuilles de l'halimione se récoltent tout au long de l'année, apportant une note salée appréciable dans les salades. Elles peuvent également être cuites pour accompagner divers plats. Certaines personnes les conservent dans du vinaigre en substitut des câpres.
Cette plante se marie idéalement avec le poisson, mais également dans des quiches, flans, omelettes et même en chips. Pour découvrir encore plus de recettes, François Couplan, ethnobotaniste, propose des préparations originales à base d’halimione dans son ouvrage "Plantes sauvages comestibles", une référence pour les amateurs de nature et de cuisine.
* (Editions Larousse – 7 novembre 2018 – 24,95€)
(crédit photo : bathyporeia - CC BY-NC-ND 2.0)







