Lors de votre emménagement dans une maison, qu'elle soit ancienne ou neuve, la qualité du sol est une préoccupation légitime. Avant de vous lancer dans la culture biologique ou la permaculture, il est crucial de s'assurer que le sol est exempt de pollution. Un terrain, même viabilisé ou urbanisé, peut-il être contaminé ? Quelles sont les sources de possible pollution ?
Le risque de pollution dans un potager
Généralement, un terrain en zone urbanisée disposant d'un permis de construire peut servir à l'horticulture, y compris pour un jardin ornemental ou un potager. Cependant, dans des zones industrialisées ou agricoles intensives, certains terrains peuvent être pollués.
La loi ALUR (loi n° 2014-366) permet d'identifier ces terrains. L'État a établi des Secteurs d'Information sur les Sols (SIS) pour référencer les zones nécessitant des études de sol en raison de pollution. Cette cartographie évolutive est disponible sur le site Géorisques. Les documents d'urbanisme, tels que le Plan Local d'Urbanisme Intercommunal, intègrent également ces informations, obligeant les collectivités à informer sur l’état des sols.
Pour toute construction sur un terrain identifié par un SIS, une étude de sol est requise afin de garantir que le projet respecte des normes environnementales adéquates. Ce système vise à protéger la sécurité, la santé publique et l'environnement.
Quels sont les principaux polluants des jardins ?
Malgré des régulations, de nombreux jardins restent exposés à une pollution, surtout si le terrain a été acquis avant l'entrée en vigueur de la loi ALUR ou si les données de Géorisques sont floues. Voici les quatre types principaux de polluants que l'on peut retrouver :
- Métaux lourds : plomb, mercure, cadmium, et autres, dont l'accumulation dans les légumes peut causer de graves problèmes de santé.
- Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) : présents dans la combustion de divers matériaux, ils se déposent sur les végétaux et peuvent être carcinogènes.
- Huiles minérales usagées : issues de l'industrie automobile, leurs résidus sont souvent déversés dans le sol et contaminent la culture.
- Pesticides : présents dans les fruits et légumes, leur usage est régulièrement évalué par des organismes de sécurité alimentaire, mais les résidus demeurent une préoccupation majeure.
Si vous soupçonnez une contamination importante du sol, il est conseillé de faire analyser un échantillon par un laboratoire spécialisé. Cultiver un potager sans intrants chimiques est toujours une approche gagnante pour garantir une alimentation saine.







