Beaucoup y croient, mais cette plante en pot, présente dans toutes les jardineries, n'éloigne pas les moustiques. Pire : elle les attire et transforme votre été en un véritable cauchemar.
Avec la prolifération des moustiques, notamment le moustique tigre en France, les solutions miracle se multiplient. Les inquiétudes liées à la dengue ou au virus du Nil occidental intensifient la recherche de méthodes de protection. Bougies, bracelets, huiles essentielles et plantes sont actuellement testés pour leur efficacité. Cependant, l'une de ces options serait contre-productive.
Cette plante, très répandue, est mise en valeur avec des étiquettes promettant de repousser les moustiques de manière naturelle et sans danger. Pour certains, c'est devenu un réflexe d'achat, mais peu se sont demandé quels fondements scientifiques soutiennent cette réputation.
Des études qui révèlent la vérité
Des recherches menées par l'Université de Guelph au Canada ont démontré que cette plante ne fonctionne pas comme un répulsif. Lors des tests en conditions contrôlées, les moustiques ne montraient aucun signe de recul. Au contraire, certains se posaient même sur ses feuilles, attirés par son parfum. Un entomologiste canadien a résumé ce constat en déclarant : "Ce n'est pas parce qu'une plante sent la citronnelle qu'elle fonctionne comme répulsif." Cela remet en question sa popularité.
Un géranium sans véritable efficacité
En réalité, cette plante ne produit pas l'huile essentielle de citronnelle utilisée dans les véritables répulsifs. Elle appartient au genre Pelargonium, et non aux Cymbopogon qui contient l'huile homologuée comme insectifuge. Connue sous le nom de "géranium citronnelle" ou "géranium anti-moustiques", c'est un hybride horticole créé à la fin du XXe siècle, dont le nom botanique n'est même pas reconnu officiellement. Bien qu'elle dégage une odeur citronnée, cela ne la rend pas efficace contre les moustiques.
La déception des bougies à la citronnelle
Le constat est tout aussi décevant pour les bougies à la citronnelle. Des études ont montré que leur efficacité était très limitée. Au cours d'une période de cinq minutes, les participants recevaient encore entre six et onze piqûres, que ce soit avec des bougies à la citronnelle ou standard. Les répulsifs contenant du DEET ou de la picaridine restent les seules options à offrir un niveau de protection élevé.







