Selon la Première ministre Élisabeth Borne, 40 % des assurés continueront de bénéficier d'une anticipation de leur départ à la retraite, malgré le recul de l'âge légal. Les données de 2020 indiquent que 22 % des départs étaient dus à une carrière longue, tandis que 16 % étaient liés à l'invalidité ou à la pénibilité.
Anticipation pour carrière longue
Les assurés ayant accumulé 4 ou 5 trimestres avant l'âge de 20 ans pourront toujours prendre leur retraite à 62 ans, au lieu de 60 actuellement. Ce dispositif s'adresse en particulier aux jeunes actifs. Toutefois, l’augmentation de l'âge moyen d'entrée sur le marché du travail depuis les années 70 pourrait limiter le nombre de bénéficiaires.
Départs liés à des conditions de travail difficiles
Les personnes bénéficiant d’une pension d’invalidité pourront partir à 62 ans avec un taux plein, tout comme celles en retraite pour inaptitude. La réforme maintiendra également le départ anticipé à 55 ans pour les travailleurs reconnus handicapés, sous réserve de justifier d'un nombre déterminé de trimestres cotisés.
Pour les salariés exposés à des risques, une visite médicale à 61 ans permettra également un départ anticipé à condition d'être reconnu inapte au travail. Ces mesures visent à protéger ceux dont la santé est affectée par leurs conditions de travail.
Changements pour la fonction publique active
Dans la fonction publique, l'âge de départ anticipé pour les métiers pénibles, comme ceux de policiers ou pompiers, évoluera parallèlement à l'âge légal. Ceux qui pouvaient partir à 57 ans devront attendre 59 ans d'ici 2030, tandis que d'autres catégories, comme le personnel actif de la Police nationale, devront désormais attendre 54 ans.







