La clause de préciput est une disposition juridique incluse dans le régime matrimonial, visant à favoriser le conjoint survivant au moment du décès de l'un des époux. Mais en quoi est-elle réellement bénéfique ?
Fonctionnement de la clause de préciput
Ce mécanisme, établi par un acte notarié, s'applique principalement dans le cadre du régime de la communauté réduite aux acquêts, qui concerne environ 90 % des couples mariés en France. Par cette clause, au décès du premier conjoint, le survivant a la garantie de recevoir un bien commun, hors des règles successorales classiques. Par exemple, la résidence achetée durant le mariage peut être attribuée exclusivement au conjoint survivant.
Ainsi, le conjoint peut le gérer comme il l’entend : l'occuper, le louer ou le vendre, sans avoir à demander l'autorisation des héritiers. En revanche, si aucune clause n'est prévue, des situations complexes peuvent surgir où le conjoint survivant et les enfants partagent les droits sur le bien, rendant toute décision difficile.
Avantages de la clause pour le conjoint survivant
- Sécuriser les possessions: En cas de tensions familiales, la clause de préciput aide le veuf ou la veuve à éviter des conflits liés à l’héritage.
- Optimisation fiscale: Avant 2016, la clause permettait d'éviter que la moitié du capital d’une assurance vie ne soit intégré dans la succession, ce qui pouvait alourdir les droits à payer. Bien que certaines réformes fiscales aient été mises en place, la clause reste pertinente pour préserver l'héritage du conjoint survivant.
Ajout et modification de la clause de préciput
Pour mettre en place une clause de préciput, il est nécessaire de consulter un notaire afin qu'il rédige l'acte approprié. Cette modification devra ensuite être annoncée dans un journal d'annonces légales, et les enfants issus de précédents mariages seront informés.
- Les membres de la famille peuvent s'opposer à ce changement, nécessitant alors une audience devant un juge pour homologuer la modification si elle est jugée dans l'intérêt de la famille.
Les frais associés à l'établissement de cette clause peuvent varier, avec un coût d'environ 400 € pour la rédaction et 200 à 300 € pour la publicité légale.







