Dans son numéro de mai, le magazine de l'Institut national de la consommation (INC) a évalué la composition de 16 références de saumon frais vendues en supermarché. Voici le palmarès.
Le saumon, qu'il soit servi en sushis, en papillote ou intégré dans une quiche, est un classique de nos tables. Bien qu'il soit reconnu pour sa richesse en protéines et en oméga-3, il est également critiqué pour sa teneur en polluants. Afin de détecter la présence de métaux lourds, dioxines, PCB et résidus médicamenteux, le magazine 60 millions de consommateurs a réalisé une analyse de 16 références de saumon. Les résultats sont publiés dans leur numéro de mai 2023, actuellement disponible en kiosque.
Des polluants inéluctables
Les recherches ont révélé une triste réalité : il est presque impossible de trouver des poissons totalement exempts de contaminants. Sur les 16 saumons testés, des traces de dioxines, de PCB et de mercure ont été relevées. Bien que ces substances soient reconnues comme cancérogènes, leurs niveaux restent faibles et ne représentent pas un risque sanitaire immédiat selon le Centre international de recherche sur le cancer (Circ).
La filière norvégienne en tête de classement
Sur une note positive, le saumon norvégien a été mis en avant dans l'étude de 60 millions de consommateurs. Malgré les critiques passées concernant son élevage intensif, le saumon norvégien montre de belles améliorations grâce à des pratiques réduisant l'usage d'antibiotiques. Aucun résidu de médicaments, plomb ou cadmium n’a été détecté dans ces aliments. La palme revient au pavé de saumon norvégien Carrefour labellisé ASC, qui a reçu une excellente note de 14/20 et est proposé à un prix compétitif de 24,30 € le kilo.
Derrière ce leader, les saumons Monoprix Bio et Lidl d'origine norvégienne suivent avec respectivement 45,80 € et 25 € le kilo.
Un impact écologique important
Le magazine souligne également les lourdes conséquences écologiques de l'élevage de saumon. Même les références labellisées bio ne sont pas exemptes de critiques. L'élevage aquatique contribue à l'appauvrissement de l'oxygène dans l'eau et les évasions de poissons peuvent nuire à la génétique des espèces sauvages, fragilisant ainsi leur population. Chaque référence analysée a reçu un score « à consommer avec modération ». C'est une raison de plus pour limiter sa consommation de poisson gras à une portion par semaine, comme le conseillent les autorités sanitaires.
Pour plus d'informations et l'étude complète, consultez le numéro actuel de 60 millions de consommateurs.







