Une recherche menée par Gabrielle Rochefort, doctorante à l’Université Laval au Québec, met en lumière des croyances courantes sur l’alimentation. Il est prouvé que diminuer la consommation de viande peut aider à prévenir des problèmes de santé tels que l’obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires et certains cancers. Toutefois, pour conserver une diète équilibrée, il est crucial que les alternatives choisies soient également nutritives.
Ce constat a été présenté lors de Nutrition 2022, un événement en ligne organisé par l'American Society for Nutrition. Rochefort a évalué les habitudes alimentaires de 1 147 participants, les répartissant en quatre groupes selon leur consommation quotidienne de protéines animales. Les résultats sont instructifs : ceux qui consommaient le moins de protéines animales privilégiaient davantage les protéines végétales, les grains entiers et les acides gras polyinsaturés, mais trop de ces derniers remplaçaient souvent des aliments plus sains, entraînant une augmentation des sucres ajoutés dans leurs régimes.
Encourager la consommation de protéines végétales
Dans cette étude, Gabrielle Rochefort a également classé les participants selon leur apport en protéines végétales cette fois. Les individus qui en consommaient le plus affichaient une meilleure qualité alimentaire globale : ils mangeaient davantage de fruits, légumes, grains entiers et huiles saines, tout en réduisant leur consommation de viande transformée et de sucres ajoutés.
Rochefort souligne : "Il est préférable d’adopter une approche positive en encourageant la consommation de protéines végétales, plutôt que de concentrer les messages sur la réduction de la viande. Cela facilitera la transition vers une alimentation à la fois saine et durable." Ces conclusions résonnent fortement à une époque où l'alimentation consciente est devenue essentielle pour notre santé.
Source : Consommer moins de viande n'équivaut pas forcément à mieux s'alimenter, Université Laval, 16 juin 2022







