Inondations, sécheresses, tempêtes : les catastrophes naturelles frappent régulièrement la France. Si vous habitez dans une de ces zones sinistrées, vous risquez de payer cher votre assurance habitation. En plus des dégâts que ces événements occasionnent, les primes d'assurance s'envolent souvent, comme l'indique une étude récente de Meilleurtaux assurances.
Cette étude, mise en lumière par Le Parisien, dévoile que la hausse des tarifs est liée directement à la fréquence et à l'intensité des catastrophes climatiques. Les données analysées se basent sur les primes d’assurance multirisques habitation de différentes compagnies, recueillies en avril 2024, en tenant compte de divers profils : propriétaires et locataires, maisons et appartements.
Les départements les plus touchés
Les résultats montrent que certaines régions, particulièrement exposées aux aléas climatiques, voient leurs primes d'assurance habitation grimper. La côte méditerranéenne, la façade atlantique et le Sud-Ouest sont les plus impactées. Les départements comme les Alpes-Maritimes, la Charente ou encore le Tarn-et-Garonne affichent des tarifs jusqu'à 40 % supérieurs à la moyenne nationale. Par exemple, un locataire d'un appartement de 40 m² dans les Alpes-Maritimes devra payer en moyenne 104,44 euros par an, soit 37 % de plus que la moyenne.
Samuel Bansard, directeur des activités de comparaison d’assurance chez Meilleurtaux, souligne que ces tarifs reflètent une évaluation des risques nettement plus élevée dans certaines zones géographiques.
Une hausse perpétuelle
Les données de France Assureurs révèlent qu'en 2022, 3,8 millions de sinistres ont été déclarés, dont 16 % liés à des catastrophes comme la tempête ou la grêle. La situation est alarmante, surtout face au dérèglement climatique qui amplifie la fréquence de ces événements. Par conséquent, les primes d'assurance habitation devraient augmenter en moyenne de 6 % en 2024, et pourrait même doubler d'ici 2050, en raison d'une sinistralité croissante.
Cependant, il convient de noter que d'autres types d'incidents, tels que le vandalisme ou les cambriolages, jouent également un rôle dans l’augmentation des prix des primes. La prévention et l'anticipation apparaissent donc comme des solutions clés pour endiguer cette inflation tarifaire.







