Les démarches après un décès peuvent s'avérer complexes, mais saviez-vous qu'il existe des situations où vous ne paierez aucun droit de succession ? Voici un aperçu des exemptions possibles.
Les droits de succession : les cas communs
En règle générale, les droits de succession s'appliquent lors de la transmission d'un patrimoine. Ils concernent :
- Les héritages entre frères et sœurs, taxés après un abattement de 15 932 euros.
- Les transmissions entre parents éloignés ou non apparentés, où des abattements de 7 967 euros s'appliquent.
- Les héritages entre parents et enfants, avec un abattement de 100 000 euros.
Comment fonctionnent ces droits ?
Les droits de succession se calculent à partir de l'actif net taxable de la succession, qui tient compte des actifs et passifs du défunt. Les abattements, selon le lien de parenté, influencent également le montant :
- 100 000 euros pour un parent ou enfant.
- 15 932 euros pour un frère ou une sœur.
Le taux d'imposition est progressif, variant de 5 % à 60 % en fonction des héritiers et des montants transmis.
Cinq types d'exonération des droits de succession
Voici cinq situations dans lesquelles les héritiers peuvent être exonérés :
1. Exonérations basées sur le lien avec le défunt
Le conjoint survivant et le partenaire de PACS bénéficient d'une exonération totale. Les enfants peuvent également être exonérés si l'actif net est inférieur à 50 000 euros.
2. Exonérations liées à la situation du défunt
Les héritiers d'un militaire décédé en service ou d'une victime d'un acte de terrorisme peuvent également être exonérés de droits de succession.
3. Exonérations concernant la nature des biens
Des biens comme les monuments historiques ou certaines rentes peuvent être totalement exonérés.
4. Legs à des organismes
Les legs faits à des associations d'utilité publique ou à l'État peuvent être exonérés de droits de succession.
5. Exonération pour achat de résidence principale
Les dons destinés à l'achat d'une résidence principale peuvent être exonérés s'ils sont utilisés dans les 6 mois suivant le décès.
Démarches pour demander une exonération
Pour bénéficier d'une exonération, il est important de déclarer la succession au notaire, qui vérifiera les conditions d'exemption. La déclaration doit être faite dans un délai de 6 mois, même en cas d'exonération.
En cas de doute, il est conseillé de contacter le service des impôts pour clarifier l'éligibilité. Ces connaissances peuvent vous faire économiser des montants significatifs en frais de succession.







