Le plan "Stop à la dette" de François Bayrou, récemment dévoilé, prévoit des mesures impactant fortement les retraités. Avec des économies atteignant 43,8 milliards d'euros, le gel des pensions et l'ajustement du barème fiscal soulèvent des inquiétudes majeures. Scénario inquiétant : la plupart des retraités se verront pénalisés.
Une étude de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) suggère que 90% des retraités perdraient en pouvoir d'achat, indiquant que seuls 5% d'entre eux pourraient en bénéficier. La majorité des gagnants sont des couples avec un seul retraité, tandis que ceux subissant les pertes représentent près de 5,2 millions de ménages.
Des retraités impactés par les nouvelles mesures
Les quatre mesures clés, à savoir le gel des pensions, du barème de l’impôt, de la CSG, ainsi que la transformation de l’avantage fiscal, entraîneront une diminution d’environ 4,9 milliards d'euros du revenu disponible pour les ménages incluant des retraités, soit une baisse équivalente à 0,9% de leur niveau de vie. Des simulations ont montré que les pertes varieraient selon les niveaux de revenu des ménages, pouvant aller de 100 euros pour les retraités les plus modestes à près de 1000 euros pour les plus aisés.
En revanche, les couples de retraités verront en moyenne leur niveau de vie diminué d’environ 1%, alors que les couples avec un seul retraité subiraient une baisse plus modérée.
Fin de l'abattement fiscal de 10% : seules les familles aisées gagnent
En ce qui concerne la suppression de l'abattement fiscal de 10%, 10% des ménages parmi les retraités pourraient bénéficier d’une réduction d'impôt. Ces ménages regroupent principalement des couples avec un seul retraité. Cependant, l'impact positif de cette mesure ne compense pas la multitude de familles qui verront leurs impôts augmenter, touchant principalement ceux de la classe moyenne.
Ainsi, l'OFCE estime qu'environ 1,5 million de ménages bénéficieront d'une baisse d'impôt tandis que 5,2 millions subiront une augmentation.
Le gel des pensions : une mesure qui pèse lourd
Le gel des pensions de retraite, où celles-ci ne seraient pas indexées sur l'inflation en 2026, représente la principale cause de perte de pouvoir d'achat. Cela équivaut à une perte de 3,7 milliards d'euros pour les retraités. Plus les pensions sont élevées, plus la perte est significative, les retraités modestes étant moins affectés.
Concernant le gel du barème de l'impôt sur le revenu, cela provoquerait une hausse des impôts d'environ 400 millions d'euros pour près de 6,7 millions de ménages retraités. La situation est d'autant plus préoccupante que les ménages de retraités représentent un groupe particulièrement vulnérable face à ces mesures financières.







