En 2024, plus de 15 millions de retraités bénéficient de la Caisse nationale de l'assurance vieillesse (Cnav), mais les statistiques de l'Assurance retraite révèlent des inégalités marquées entre les sexes. La pension moyenne pour les retraités du secteur privé s'élève à 866 euros par mois, mais ce chiffre oscille considérablement selon le genre.
Des montants de pensions en forte disparité
56 % des bénéficiaires de la Cnav sont des femmes, pourtant, leur pension de droit direct reste bien inférieure à celle des hommes : 815 euros pour elles contre 982 euros pour ces derniers. Parmi les 6,6 millions de retraités ayant une carrière complète, la pension moyenne atteint 1 247 euros, mais les femmes ne touchent qu'un montant de 1 123 euros, là encore, une différence significative par rapport aux 1 362 euros des hommes.
Les pensions de réversion, quant à elles, montrent une prédominance féminine, avec 91,5 % des bénéficiaires étant des femmes, qui reçoivent en moyenne 406 euros. Significativement, 73 % des personnes touchant le minimum contributif, visant à garantir une pension même aux individus ayant eu des carrières peu rémunératrices, sont également des femmes.
Un fossé qui se creuse pour les nouvelles retraites
Les nouvelles pensions témoignent d'écarts de plus en plus marqués : en 2024, les hommes qui prennent leur retraite perçoivent en moyenne 978 euros, tandis que leurs homologues féminines ne reçoivent que 747 euros. Pour ceux bénéficiant d'une carrière complète, la situation reste similaire avec des prestations d'1 409 euros pour les hommes contre 1 127 euros pour les femmes.
Globalement, seulement 29,1 % des retraités du régime général sont exonérés de contribution sociale généralisée (CSG), soulignant une pression financière supplémentaire, la revalorisation des pensions n'ayant apporté qu'un gain marginal de 19 euros en moyenne par mois.
Urgence de la revalorisation des pensions
Face à ces constations alarmantes, l'UNSA Retraités appelle à une action urgente. Les niveaux de pension restent modiques, affectant particulièrement les femmes qui constituent une part importante des bénéficiaires du minimum contributif. L'organisation revendique une revalorisation significative des pensions pour garantir que chaque retraité puisse vivre dignement, sans être contraint de survivre avec des montants inférieurs au SMIC.







