Le béton est susceptible de fissures en raison des variations climatiques. Pour éviter cela, les joints de dilatation se révèlent être la solution efficace. Mais, qu'est-ce qu'un joint de dilatation ? Comment fonctionne-t-il et comment doit-on l'installer ? Voici une explication complète.
Définition et rôle du joint de dilatation
Les joints de dilatation sont des éléments cruciaux lors de la construction en béton. Ils permettent d'absorber les variations de taille causées par les changements de température, d'humidité ou les vibrations mécaniques. Sans eux, les dalles et les murs risquent de se fissurer ou de se briser.
- Un joint de dilatation est un espace, généralement d'environ quatre centimètres, entre deux structures en béton. Cet espace permet au béton de "respirer" sans stress excessif.
- Les matériaux utilisés pour combler cet espace sont souples et résistants, tels que le caoutchouc, le silicone, l'aluminium ou l'acier.
- Les joints de dilatation divisent la surface en zones indépendantes, ce qui stabilise l'ensemble de la structure.
- Un joint bien installé protège efficacement le béton contre les fissures, préservant ainsi son intégrité sur le long terme.
- Ces joints sont recouverts d’un couvre-joint qui s'adapte à l'espace et doit être préparé en amont.
- Le DTU précise l'espacement des joints, généralement tous les 20 à 30 mètres.
- Ils sont nécessaires pour les surfaces d’au moins 40 mètres carrés et recommandés pour les constructions mitoyennes.
- Il existe des joints profilés en PVC, qui sont étanches et résistants à la corrosion.
- Les joints de dilatation doivent également être capables de résister à des produits chimiques et divers agents nuisibles.
Les différents types de joints en béton
La mise en œuvre des joints en béton peut prendre différentes formes, chacune ayant une fonction spécifique :
Les joints de fractionnement
Utilisés avant le coulage, ces joints aident à diviser une grande dalle en compartiments.
Les joints de retrait
Ils permettent de prévenir les fissures dues à la rétraction du béton lors du séchage.
Les joints à clavetage différé
Ce procédé consiste à couler le béton en plusieurs parties, réduisant ainsi la pression sur les joints.
Joints de rupture
Ils sont indispensables lorsque des structures doivent supporter des poids différents, afin d’éviter les tassements.
Joints parasismiques
Ils protègent les bâtiments accolés des impacts liés aux mouvements sismiques.
Joints de construction
Utilisés pour interfacer plusieurs coulées de béton, ils permettent d'isoler différents segments de construction.
Joints d’isolement
Ils isolent les dalles des obstacles pouvant entraver leur mouvement.
Joints de dilatation
Incontournables, ces joints absorbent les déformations naturelles du béton, renforçant ainsi la structure.
Poser un joint de dilatation : les étapes à suivre
La mise en œuvre des joints de dilatation requiert plusieurs étapes :
- Quadriller la surface pour définir les zones de placement des joints.
- Installer les joints profilés sur un film polyane pour assurer l'étanchéité et l'isolation.
- Fixer les joints au sol avec des plots de ciment.
- Couler le béton une fois tout en place et sec.
Enfin, un joint bien fini est idéalement recouvert d'un matériau compressible pour un rendu esthétique optimal.
Espacement des joints de dilatation
Selon le DTU, l'espacement entre les joints dépend principalement de la surface et des conditions climatiques :
- Un joint est nécessaire pour une terrasse de plus de 30 mètres.
- Pour une dalle de 50 m², deux joints devraient être prévus.
- Trois joints peuvent être nécessaires pour une cour d’au moins 60 m².
- La distance maximale entre deux joints sur un mur peut varier entre 20 et 50 mètres.







