La réforme des retraites apporte des changements notables dans le calcul de la pension de réversion, affectant principalement les survivants d'un conjoint décédé. Examinons les enjeux.
Calcul actuel de la pension de réversion
Pour les victimes de la réforme, lorsque le défunt était déjà à la retraite, la pension de réversion s'élève à 54 % de ce que percevait le retraité. En revanche, si le décès survient avant la liquidation de la retraite, il faut déterminer la pension théorique que le défunt aurait perçue.
Le calcul repose sur la formule suivante :
- Salaire Annuel Moyen (SAM) x 50 %
- x Nombre de trimestres acquis / Nombre de trimestres exigés pour le taux plein
Traditionnellement, le taux plein est de 168 trimestres, mais la réforme change cette exigence. Par exemple, la génération 1962 doit désormais totaliser 169 trimestres, et celle de 1963, 170 trimestres.
Conséquences de la réforme sur la réversion
Cette nouvelle exigence peut pénaliser les bénéficiaires potentiels de la pension de réversion. Par exemple, une personne née en 1963 avec 168 trimestres se verra appliquer un calcul défavorable, réduisant sa pension par rapport à l'ancienne méthode.
Cependant, un dispositif transitoire préserve les règles antérieures. La réforme ne s'applique pas aux demandes effectuées dans l'année suivant le décès, à condition que le décès soit survenu avant l'entrée en vigueur de la réforme.
Exemples illustratifs
Imaginons un décès survenu en décembre 2022 : une demande de réversion faite en novembre 2023 ne subira pas les changements introduits par la réforme, grâce à la rétroactivité. De même, pour un(conjoint décédé en juillet 2023, les anciennes règles s'appliquent tant que la demande est faite avant juillet 2024.
Ces précisions sont cruciales pour les veuf(ve)s qui doivent se projeter financièrement après le décès de leur partenaire. Il est vital de bien comprendre les nouvelles dispositions pour optimiser les droits qui leur sont dus.







