Sans surprise, la séance de confiance à l'Assemblée nationale a débouché sur la censure de François Bayrou, avec 364 votes contre et 194 pour. Celui-ci a annoncé qu'il remettrait sa démission au Président de la République, Emmanuel Macron, dès mardi. Le nouveau Premier ministre devra désormais élaborer le budget pour 2026 tout en évitant un nouveau vote de censure.
Une chute anticipée
François Bayrou a lui-même prédit sa propre démission dans son discours à l'Assemblée. En présentant un budget de 44 milliards d'euros d'économies, il a indiqué que la France devait échapper à une dette qui ne cesse de croître. Il a conclu en affirmant que la "chute" de son gouvernement avait été inévitable, déclarant que ce gouvernement était condamné depuis ses débuts.
Appels à l'unité politique
À l'issue de son discours de quarante minutes, divers leaders politiques ont pris la parole. Gabriel Attal, représentant du groupe Renaissance, a proposé un "accord d'intérêt général" pour éviter les blocages dans les mois à venir, tandis que Marine Le Pen, du RN, a réclamé la dissolution de l'Assemblée nationale.
Une recherche d'un nouveau leader
Il est essentiel pour Emmanuel Macron de trouver un nouveau Premier ministre capable de préparer le budget 2026 tout en bénéficiant d'une assise solide dans l'Assemblée. Cela représente un défi majeur pour le gouvernement face aux urgences économiques que la France devra gérer à court terme. Alors que la situation politique se complexifie, le pays attend de savoir qui sera le prochain à mener la barque dans ces eaux tumultueuses.







